|
Pour un observateur
terrestre, le transit se produira seulement lorsque la Terre étant en A ou B,
Vénus (ou Mercure) sera au même moment entre la Terre et le Soleil (conjonction
inférieure).
Le Soleil ayant un
diamètre apparent beaucoup plus grand que celui de Vénus, et le plan de l'orbite
de la Terre faisant un angle de 3,4° par rapport à celui de Vénus, le transit
sera néanmoins observable alors que Vénus n'est pas strictement sur la ligne des
noeuds. Les dates correspondant à ces positions de la Terre sont respectivement,
le 8 décembre et le 6 juin, et c'est aux alentours de ces dates que les transits
seront observés. Les durées des périodes de la Terre et de Vénus n'étant pas
commensurables, on conçoit que les transits planétaires soient des événements
rares.
Cependant lorsqu'un
transit s'est produit le 6 juin 1761, par exemple, le suivant aura lieu 8 années
plus tard le 3/4 juin 1769. En effet, la période synodique de Vénus est de
583,92 jours (période synodique = intervalle de temps entre 2 configurations
caractéristiques, comme deux conjonctions inférieures).
Or
:
583,92 x 5 =
(365, 2564 x 8) - 2,45
Le Révérend Jeremiah
Horrox (1619-1641) avait entrepris une étude comparative de ces deux tables
devant aboutir au rejet définitif des tables de Lansberg et à un amendement des Rudolphine. Au cours
de ce travail, J. Horrox découvrit qu'un autre transit de Vénus serait
observable en 1639.
J. Horrox observa ce
transit avec une technique voisine de celle utilisée par Gassendi, mais il
utilisa une lunette pour former une image nette du disque solaire. De cette
observation, Horrox déduisit que le diamètre angulaire de Vénus était
certainement inférieur à 1 minute d'arc et que la parallaxe du Soleil était par
conséquent inférieure à 14 secondes d'arc.
Il s'écoula encore une
vingtaine d'années avant que la première mesure de la distance Terre-Soleil ne soit
réalisée.
|