Institut Astrophysique de Paris - Enseignement
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Les métiers en astronomie

Le métier d'astronome vient du fond des temps, dès que l'être humain a observé le ciel à l'aide du premier instrument astronomique qu'il ait eu à sa disposition, à savoir l'œil. En cela l'astronomie est historiquement une science d'observation.

L'astrophysique est plus récente, elle est l'union entre la physique et l'astronomie ; l'univers est alors utilisé comme un immense laboratoire de physique ; des observations, des expériences y sont menées et interprétées à travers toutes les connaissances apportées par la physique, mais aussi par la chimie et d'autres disciplines scientifiques connexes.

Les astronomes ont pour mission d'étudier les différentes composantes de l'espace cosmique, depuis les planètes proches jusqu'aux plus grandes structures de l'univers en passant par les étoiles, les galaxies, etc. Pour cela, ils ou elles utilisent les méthodes de la physique, c'est pourquoi on les qualifie aujourd'hui plus volontiers d'astrophysicien-ne. La plupart des problèmes sont abordés de façon complémentaire par l'observation et la théorie.

Le travail d'observation et l'interprétation théorique

Le travail d'observation consiste à enregistrer et analyser toutes les formes de rayonnements provenant du cosmos. Les observations peuvent être effectuées depuis le sol à l'aide de télescopes, de radiotélescopes, etc., ou bien dans la haute atmosphère par des ballons, ou dans l'espace par des satellites artificiels. Les programmes d'observation sont préparés longtemps à l'avance, puis réalisées au cours de missions le plus souvent de courte durée (quelques jours) dans des observatoires ou de plus longue durée (quelques années) dans les stations de réception de satellites. La mission terminée, l'astronome, ou l'astrophysicien-ne, se doit d’analyser scientifiquement les données recueillies.

Certain-e-s astronomes spécialisé-e-s dans la conception et la réalisation de nouveaux instruments et détecteurs travaillent en étroite collaboration avec des équipes d'ingénieur-e-s et de technicien-ne-s dans le but d'améliorer sans cesse les moyens d'observation.

L'interprétation théorique des données recueillies par l'observation du ciel utilise les mathématiques et la physique, mais aussi d'autres disciplines scientifiques comme la chimie (voire désormais la biologie). Les théoriciens et théoriciennes s'efforcent ainsi de comprendre l'origine, la structure et l'évolution de toutes les composantes célestes, cela à toute échelle. La formation des planètes, des étoiles et des galaxies, les modifications de leurs propriétés sur des périodes de temps très longues, la physique de l'univers dans son ensemble (ou cosmologie) sont parmi les domaines les plus importants de l'astrophysique théorique. Les calculs très complexes requièrent de puissants ordinateurs. Les modèles astrophysiques s'efforcent de simuler, avec un maximum de précision, le comportement des objets étudiés, on parle alors de modélisation ou de simulation numérique. Les résultats obtenus sont ensuite testés et confrontés aux observations, afin d'obtenir une représentation la plus réaliste possible du problème astrophysique étudié.

La complexité de la nature physique conduit le chercheur ou la chercheuse à se spécialiser de plus en plus; il ou elle devient alors plutôt observateur-trice, physicien-ne théoricien-ne, instrumentaliste, modélisateur-trice ou spécialisé-e dans le traitement de données. Souvent, des équipes pluridisciplinaires et complémentaires se structurent afin de collaborer pour réaliser des observations, les analyser et enfin les interpréter.

Un chercheur ou une chercheuse doit faire preuve de créativité, imagination, persévérance, courage, autonomie, méthode, précis et rigueur ! Son sujet de recherche étant défini, il ou elle doit mener à bien sa campagne d'observation ou ses analyses; une fois les résultats obtenus, il ou elle doit rédiger un article scientifique qui sera soumis, concernant les chercheurs de l'IAP, à une revue professionnelle d'astronomie, d'astrophysique ou de physique. Jugé par un expert du domaine, l'article peut être refusé ou accepté selon l'intérêt et l'originalité des résultats obtenus. Dans la majorité des cas et après quelques améliorations plus ou moins importantes, l'article est publié dans le journal scientifique adéquat, c'est le produit fini d'un travail de recherche.

Les activités du chercheur ou de la chercheuse ne s'arrêtent pas là, il ou elle doit aussi participer à la formation des jeunes chercheurs, soit en les encadrant au cours de stages de recherche ou d'une thèse, soit en donnant des cours dans l'enseignement supérieur. Les chercheurs sont aussi ouverts sur la société et donnent souvent des conférences dans les établissements scolaires ou face à un public plus large, afin de diffuser le plus largement possible les connaissances en astronomie et astrophysique.

Le cursus scolaire et universitaire qui conduit au métier de chercheur est décrit dans le tableau «Filières» ci-joint. Le nombre de postes ouverts aux concours d'entrée varie selon les années. Le CNRS, premier organisme de recherche fondamentale français, propose des postes permanents où le chercheur ou la chercheuse consacre tout son temps à son activité de recherche. Leur vocation première est de produire du savoir, avec le souci de valoriser les résultats de recherche à tous les niveaux.

Le cursus scolaire et universitaire

L'université, quant à elle, propose des emplois d'enseignants-chercheurs ; la personne partage alors son temps entre une université où elle dispense un enseignement et un laboratoire où elle développe ses travaux de recherche.

Compte tenu du cursus, l'obtention d'un poste permanent en France se fait assez tardivement, vers la trentaine. Une fois obtenue une thèse de doctorat, l'étudiant-e doit partir deux à trois ans dans un laboratoire étranger, en tant que post-doctorant-e, afin de compléter sa formation. Pour augmenter ses chances d'intégration, un-e étudiant-e en thèse a la possibilité de postuler pour un «monitorat». Cela consiste à dispenser quelques heures d'enseignement au sein d'une université. L'étudiant-e acquiert ainsi une expérience professionnelle en matière d'enseignement, ce qui est un atout dans la compétition pour l'obtention d'un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur.

L'astronautique, quant à elle, consiste à concevoir des lanceurs comme la fusée Ariane (Agence Spatiale Européenne - ESA, Centre National d'Etudes Spatiales - CNES) ou les navettes américaines (National Aeronautics and Space Administration - NASA), et à les envoyer dans l'espace afin qu'ils mettent des satellites en situation d'explorer la Terre ou le cosmos. Le métier de spationaute, d'astronaute ou de cosmonaute (différentes appellations selon le pays d'origine, ici respectivement français, américain ou russe) consiste à piloter de tels engins dans l'espace et à mener à bien les missions spatiales afférentes, dont souvent, la conduite d'expériences scientifiques. Par ailleurs, les métiers touchant au spatial sont en pleine expansion. La conception, l'élaboration et le suivi des engins spatiaux ouvrent à de multiples professions techniques et scientifiques.

Au-delà de la profession de chercheur dans le domaine de l'astronomie, le CNRS propose une grande diversité de métiers. En particulier, le CNRS est doté d'une organisation qui comprend trois niveaux d'intervention : les laboratoires de recherche, les délégations régionales et le siège. Dans ce cadre, des secrétaires, des comptables contrôleurs de gestion, des agents chargés de la communication, de la documentation, de l'informatique, etc., sont là pour assurer la bonne marche de l'institution. Par ailleurs de nombreux ingénieurs et techniciens interviennent auprès des chercheurs dans la mise en œuvre et la conduite de leurs travaux. De la mécanique de précision à l'informatique, de multiples compétences sont requises pour mener à bien l'ensemble des projets scientifiques. Enfin, un laboratoire ne saurait fonctionner sans une logistique structurée et efficace, en particulier pour l'entretien des bâtiments et la maintenance des équipements.

Les recrutements au CNRS s'effectuent donc à tous les niveaux de qualification, du BEPC à la thèse de doctorat selon les fonctions et tâches à effectuer. Pour plus d'informations vous pouvez consulter la page web du CNRS.


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